Le site est à peine plus que centenaire. La première pierre n'a été posée qu'à l'extrême fin du XIXème siècle. Pourtant, il porte en lui une formidable histoire qui dépasse de loin le seul cadre de son activité économique, la construction électrique. De ce lieu se révèle l'histoire de tout un quartier, celui de Meurthe canal, s'esquisse l'histoire industrielle moderne de la ville de Nancy. Lorsqu'en 1898, la Compagnie Générale Electrique (CGE) de nancy décide d'implanter rue Oberlin, dans le quartier Est de la ville, une usine dédiée à la production de moteurs électriques, de dynamo et de lampes d'éclairage, l'endroit fait déjà figure de pôle industriel régional de premier ordre. Verreries, tonnelleries, imprimerie, etc, de nombreuses entreprises comme la prestigieuse DAUM s'y sont depuis peu installées, qui profitent d'une position privilégiée avec le canal de la Marne -Rhin (achevé en 1855) et la toute récente ligne de chemin de fer reliée à l'axe Paris-Strasbourg.
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De 1898 à 1906, la construction des ateliers et des bureaux de la Compagnie Générale Electrique est due, pour l'essentiel, à l'architecte Henry Gutton pour un groupe d'industriels nancéiens dont Charles Vicarino, d'origine suisse. Les travaux de construction sont effectués par l'entreprise nancéienne France-Lanord & Bichaton (entreprise encore en activité). Le plan de l'usine est très moderne pour l'époque. Il est conditionné par l'usage de la force motrice d'origine électrique (emplacement des bâtiments plus fonctionnels par rapport au flux de circulation, indépendance de la salle des machines par rapport aux bâtiments de fabrication...). la grande halle où se déroule l'exposition est construite en 1898-1899. La charpente métallique est due à l'entreprise nancéienne F. Schertzer. La halle est constituée de trois vaisseaux, dont le vaisseau central plus haut que les vaisseaux latéraux, abrite le pont roulant de manutention.
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Assurément le formidable dynamisme de l'économie nancéienne à l'orée du XXème siècle, impulsé en grande partie par l'arrivée en 1871 d'une riche et entreprenante bourgeoisie industrielle d'Alsace et de Lorraine fuyant l'occupation allemande, se communique à la Compagnie Générale Electrique. Dix ans après son installation rue Oberlin, l'entreprise procède à un premier agrandissement qui lui permet de produire des moteurs de plus grande taille. Jusqu'aux années 1930, la CGE connaît une phase d'expansion continue. La production croît, requerrant sans cesse d'avantage d'espace, d'avantage de salariés et s'ouvre dès 1920 aux nouveaux métiers de l'électrotechnique. En 1930, près de 1000 personnes sont employées, réparties dans les quelque neuf bâtiments que compte la firme. L'usine atteind alors presque sa forme actuelle. La crise qui s'en suit et la seconde guerre mondiale porte un brutal coup d'arrêt à cette remarquable réussite. Contrainte à la quasi-inactivité, quatre années durant, la reprise n'en est que plus difficile. Les restructurations se succèdent : CGE devient, en 1957, la "Nouvelle Compagnie générale d'Electricité de Nancy", puis en 1967 "C.E.M. Nancy".
Au cours des années 1960-70, l'entreprise peine à maintenir son niveau de production et commence à prendre conscience des limites inhérentes à l'exploitation du site de la rue Oberlin. Le groupe Alstom, devenu propriétaire en 1983, juge le site obsolète et transfère l'activité à Champigneulles en 2001.
En 2003, dans le cadre du contrat de plan Etat/Région, la Communauté Urbaine du grand Nancy se porte acquéreur de cette magnifique friche.
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De 1898 à 1906, la construction des ateliers et des bureaux de la Compagnie Générale Electrique est due, pour l'essentiel, à l'architecte Henry Gutton pour un groupe d'industriels nancéiens dont Charles Vicarino, d'origine suisse. Les travaux de construction sont effectués par l'entreprise nancéienne France-Lanord & Bichaton (entreprise encore en activité). Le plan de l'usine est très moderne pour l'époque. Il est conditionné par l'usage de la force motrice d'origine électrique (emplacement des bâtiments plus fonctionnels par rapport au flux de circulation, indépendance de la salle des machines par rapport aux bâtiments de fabrication...). la grande halle où se déroule l'exposition est construite en 1898-1899. La charpente métallique est due à l'entreprise nancéienne F. Schertzer. La halle est constituée de trois vaisseaux, dont le vaisseau central plus haut que les vaisseaux latéraux, abrite le pont roulant de manutention.
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Assurément le formidable dynamisme de l'économie nancéienne à l'orée du XXème siècle, impulsé en grande partie par l'arrivée en 1871 d'une riche et entreprenante bourgeoisie industrielle d'Alsace et de Lorraine fuyant l'occupation allemande, se communique à la Compagnie Générale Electrique. Dix ans après son installation rue Oberlin, l'entreprise procède à un premier agrandissement qui lui permet de produire des moteurs de plus grande taille. Jusqu'aux années 1930, la CGE connaît une phase d'expansion continue. La production croît, requerrant sans cesse d'avantage d'espace, d'avantage de salariés et s'ouvre dès 1920 aux nouveaux métiers de l'électrotechnique. En 1930, près de 1000 personnes sont employées, réparties dans les quelque neuf bâtiments que compte la firme. L'usine atteind alors presque sa forme actuelle. La crise qui s'en suit et la seconde guerre mondiale porte un brutal coup d'arrêt à cette remarquable réussite. Contrainte à la quasi-inactivité, quatre années durant, la reprise n'en est que plus difficile. Les restructurations se succèdent : CGE devient, en 1957, la "Nouvelle Compagnie générale d'Electricité de Nancy", puis en 1967 "C.E.M. Nancy".
Au cours des années 1960-70, l'entreprise peine à maintenir son niveau de production et commence à prendre conscience des limites inhérentes à l'exploitation du site de la rue Oberlin. Le groupe Alstom, devenu propriétaire en 1983, juge le site obsolète et transfère l'activité à Champigneulles en 2001.
En 2003, dans le cadre du contrat de plan Etat/Région, la Communauté Urbaine du grand Nancy se porte acquéreur de cette magnifique friche.

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