AMO Atlas, 2004
Contexte-Instantanés d'un monde en transition...
Context-Snapshots of the world in transition...
Affiches, formats divers
Equipe : Theo Deutinger, Daniel Dendra, Mammen Escorihuella, Reinier de Graaf, Nanne de Ru, Markus Schäfer, Max Schwitalla, Sebastian Thomas
Rem Koolhaas
D'abord journaliste et scénariste de films, Rem Koolhaas étudie à l'Architectural Association School de Londres de 1968 à 1972. En 1970, il élabore le mur de Berlin comme architecture et en 1972 avec Elia et Zoé Zenghelis, le projet théorique Exodus ou les prisonniers volontaires de l'architecture. De 1973 à 1976, il vit principalement à New York où il commence à rédiger le livre qui analysera l'impact de la culture métropolitaine sur l'architecture, "New York Délire" : Un manifeste rétroactif pour Manhattan qui paraître en 1978, à New York, Londres et Paris. Il enseigne en même temps à la Columbia University et à l'UCLA. Parallèlement, il élabore avec elia Zeghelis et Madelon Vriesendorp l'OMA (Office for Metropolitan Architecture). En 1980, ils ouvrent une agence à Rotterdam qui comprend Kees Christaanse et Ron Steiner. OMA remporte en 1983 le premier prix ex-aequo du concours pour le Parc de la Villette à Paris, dont Bernard Tschumi sera finalement lauréat. Le projet pour la Villette de Rem Koolhaas consistait en une "réaction en chaîne d'évènements générés presque sans architecture construite". De 1989 à 1994, OMA travaille sur le projet Euralille, Rem Koolhaas supervisant les bâtiments de Nouvel et Portzamparc, et construisant Congrexpo, qui regroupe une salle de concert, un centre de conférences et un espace d'exposition. En 1995, il publie avec le graphiste Bruce Mau SMLXL un livre qui documente le travail d'OMA et l'intérêt propre de Rem Koolhaas pour la société et l'architecture contemporaine. Depuis 1995, Rem Koolhaas enseigne à l'Université de Harvard.
« Contrepoint de la pratique architecturale classique, l'AMO est une agence de design et de recherche installée dans les bureaux de OMA à Rotterdam. En réponse à la frustration due à l'incapacité de l'architecture à s'adapter aux bouleversements sociaux et économiques rapides engendrés par la mondialisation de l'économie de marché, l'AMO a été fondée à la fin des années 1990 pour étudier les concepts d'organisation et de représentation, sans obligation de construire. Alors que l'OMA se consacre à la réalisation de bâtiments et de plans masse, l'AMO oeuvre dans des espaces situés au-delà des frontières de l'architecture et de l'urbanisme - y compris dans ceux de la sociologie, de la technologie et de la politique.
Le curriculum vitae de l'AMO inclut des réalisations pour Universal Studio, l'aéroport Shiphol d'Amsterdam, l'université Harvard, Condé Nast et Ikea. Ses travaux récents comprennent le développement, la mise au point de la technologie "in store" de Prada et une stratégie pour l'avenir de Volkswagen. En 2004, l'AMO a produit "l'Image de l'Europe", une exposition sponsorisée par la Présidence hollandaise et la Commission européenne, qui présente une histoire de la représentation politique européenne, dresse un tableau de la structure actuelle de l'Europe et s'interroge sur son avenir. L'exposition présente l'atlas d'AMO, une série de statistiques sur notre monde actuel... » AMO
_Cores
Le concept de noyau urbain remonte aux années 1950 quand Jean Gottmann a identifié "Boswash", un couloir urbain plus ou moins continu s'étendant le long de la côte Est américaine de Boston à Washington. Des agglomérations similaires ont depuis été identifiées dans le monde entier. A l'exception de l'Eurocore, les dix noyaux les plus peuplés du monde sont dominés par au moins une ville de plus de cinq millions d'habitants qui agit comme moteur financier et culturel.
La prolifération de noyaux en Asie et la puissance économique croissante de leurs villes centres offrent un aperçu fascinant de leur passé comme de leur futur. Lorsque que l'on associe densité de population et croissance du PIB, il apparaît que l'Asie de l'Est devient aujourd'hui le centre démographique et économique du monde, un noyau urbain de dimension mondiale.
_Le monde de A à Z
En imposant des analyses quantitatives selon pratiquement tous les critères imaginables - suicide, espérance de vie, dépenses militaires -, le monde se divise en deux avec une constance préoccupante. Une moitié, appelée monde A, est "développée", un monde de plus en plus vieux, obsédé par la sécurité, au développement soigneusement contrôlé par des règles et des règlements. L'autre, le monde Z, est "en voie de développement", jeune et vigoureux quoique instable et désordonné. Certaines nations, comme la Chine et la Russie, ont un pied dans chacun des deux mondes, offrant peut-être ainsi des ouvertures sur les avantages de A et de Z à la fois.
_Changements dans le trafic passagers aérien / Vols
Alors que le trafic aérien à l'Ouest, et surtout aux USA, s'est quasiment arrêté après le 11 septembre, les routes aériennes sur l'Est, et notamment celles centrées autour de l'Asie du Sud-Est, ont continué de prospérer. Deux ans plus tard, quand l'Asie a été emportée par l'hystérie du SRAS, les compagnies aériennes ont subi des préjudices bien plus dramatiques que ceux qu'avait connu l'Ouest du fait du 11/9.
Tandis que les USA et l'Asie tentent de remonter la pente, l'Europe, l'Asie et l'Amérique du Sud - relativement peu affectée par ces deux évènements - semblent aujourd'hui avoir, par défaut, les marchés aériens les plus sains.
_Manifestation/Contestation
Aujourd'hui, les idées plitiques les plus novatrices émanent de deux sources différentes : la gauche activiste et la droite de l'establishment. La gauche est nourrie par un réseau non structuré de groupes d'activistes ; leur méthode préférée, les manifestations de rue massives organisées via le net. Le 15 février 2003, des groupes tels qu'Atac, People's Global Action et United for Peace and Justice ont organisé le F15, première manifestation mondiale contre la guerre en Irak.
A droite, les "think tanks" sont de vraies ruches. Un nouveau conservatisme déboule d'un réseau de clubs politiques où le libre-échange de cartes de visites professionnelles comme d'idées transforme les gouvernements en Amérique, en Europe et en Asie.
Contexte-Instantanés d'un monde en transition...
Context-Snapshots of the world in transition...
Affiches, formats divers
Equipe : Theo Deutinger, Daniel Dendra, Mammen Escorihuella, Reinier de Graaf, Nanne de Ru, Markus Schäfer, Max Schwitalla, Sebastian Thomas
Rem Koolhaas
D'abord journaliste et scénariste de films, Rem Koolhaas étudie à l'Architectural Association School de Londres de 1968 à 1972. En 1970, il élabore le mur de Berlin comme architecture et en 1972 avec Elia et Zoé Zenghelis, le projet théorique Exodus ou les prisonniers volontaires de l'architecture. De 1973 à 1976, il vit principalement à New York où il commence à rédiger le livre qui analysera l'impact de la culture métropolitaine sur l'architecture, "New York Délire" : Un manifeste rétroactif pour Manhattan qui paraître en 1978, à New York, Londres et Paris. Il enseigne en même temps à la Columbia University et à l'UCLA. Parallèlement, il élabore avec elia Zeghelis et Madelon Vriesendorp l'OMA (Office for Metropolitan Architecture). En 1980, ils ouvrent une agence à Rotterdam qui comprend Kees Christaanse et Ron Steiner. OMA remporte en 1983 le premier prix ex-aequo du concours pour le Parc de la Villette à Paris, dont Bernard Tschumi sera finalement lauréat. Le projet pour la Villette de Rem Koolhaas consistait en une "réaction en chaîne d'évènements générés presque sans architecture construite". De 1989 à 1994, OMA travaille sur le projet Euralille, Rem Koolhaas supervisant les bâtiments de Nouvel et Portzamparc, et construisant Congrexpo, qui regroupe une salle de concert, un centre de conférences et un espace d'exposition. En 1995, il publie avec le graphiste Bruce Mau SMLXL un livre qui documente le travail d'OMA et l'intérêt propre de Rem Koolhaas pour la société et l'architecture contemporaine. Depuis 1995, Rem Koolhaas enseigne à l'Université de Harvard.
« Contrepoint de la pratique architecturale classique, l'AMO est une agence de design et de recherche installée dans les bureaux de OMA à Rotterdam. En réponse à la frustration due à l'incapacité de l'architecture à s'adapter aux bouleversements sociaux et économiques rapides engendrés par la mondialisation de l'économie de marché, l'AMO a été fondée à la fin des années 1990 pour étudier les concepts d'organisation et de représentation, sans obligation de construire. Alors que l'OMA se consacre à la réalisation de bâtiments et de plans masse, l'AMO oeuvre dans des espaces situés au-delà des frontières de l'architecture et de l'urbanisme - y compris dans ceux de la sociologie, de la technologie et de la politique.
Le curriculum vitae de l'AMO inclut des réalisations pour Universal Studio, l'aéroport Shiphol d'Amsterdam, l'université Harvard, Condé Nast et Ikea. Ses travaux récents comprennent le développement, la mise au point de la technologie "in store" de Prada et une stratégie pour l'avenir de Volkswagen. En 2004, l'AMO a produit "l'Image de l'Europe", une exposition sponsorisée par la Présidence hollandaise et la Commission européenne, qui présente une histoire de la représentation politique européenne, dresse un tableau de la structure actuelle de l'Europe et s'interroge sur son avenir. L'exposition présente l'atlas d'AMO, une série de statistiques sur notre monde actuel... » AMO
_Cores
Le concept de noyau urbain remonte aux années 1950 quand Jean Gottmann a identifié "Boswash", un couloir urbain plus ou moins continu s'étendant le long de la côte Est américaine de Boston à Washington. Des agglomérations similaires ont depuis été identifiées dans le monde entier. A l'exception de l'Eurocore, les dix noyaux les plus peuplés du monde sont dominés par au moins une ville de plus de cinq millions d'habitants qui agit comme moteur financier et culturel.
La prolifération de noyaux en Asie et la puissance économique croissante de leurs villes centres offrent un aperçu fascinant de leur passé comme de leur futur. Lorsque que l'on associe densité de population et croissance du PIB, il apparaît que l'Asie de l'Est devient aujourd'hui le centre démographique et économique du monde, un noyau urbain de dimension mondiale.
_Le monde de A à Z
En imposant des analyses quantitatives selon pratiquement tous les critères imaginables - suicide, espérance de vie, dépenses militaires -, le monde se divise en deux avec une constance préoccupante. Une moitié, appelée monde A, est "développée", un monde de plus en plus vieux, obsédé par la sécurité, au développement soigneusement contrôlé par des règles et des règlements. L'autre, le monde Z, est "en voie de développement", jeune et vigoureux quoique instable et désordonné. Certaines nations, comme la Chine et la Russie, ont un pied dans chacun des deux mondes, offrant peut-être ainsi des ouvertures sur les avantages de A et de Z à la fois.
_Changements dans le trafic passagers aérien / Vols
Alors que le trafic aérien à l'Ouest, et surtout aux USA, s'est quasiment arrêté après le 11 septembre, les routes aériennes sur l'Est, et notamment celles centrées autour de l'Asie du Sud-Est, ont continué de prospérer. Deux ans plus tard, quand l'Asie a été emportée par l'hystérie du SRAS, les compagnies aériennes ont subi des préjudices bien plus dramatiques que ceux qu'avait connu l'Ouest du fait du 11/9.
Tandis que les USA et l'Asie tentent de remonter la pente, l'Europe, l'Asie et l'Amérique du Sud - relativement peu affectée par ces deux évènements - semblent aujourd'hui avoir, par défaut, les marchés aériens les plus sains.
_Manifestation/Contestation
Aujourd'hui, les idées plitiques les plus novatrices émanent de deux sources différentes : la gauche activiste et la droite de l'establishment. La gauche est nourrie par un réseau non structuré de groupes d'activistes ; leur méthode préférée, les manifestations de rue massives organisées via le net. Le 15 février 2003, des groupes tels qu'Atac, People's Global Action et United for Peace and Justice ont organisé le F15, première manifestation mondiale contre la guerre en Irak.
A droite, les "think tanks" sont de vraies ruches. Un nouveau conservatisme déboule d'un réseau de clubs politiques où le libre-échange de cartes de visites professionnelles comme d'idées transforme les gouvernements en Amérique, en Europe et en Asie.
Ressources : www.oma.nl ; www.nai.nl ; www.frac-centre.asso.fr ; catalogue de l'exposition AMOMA/Rem Koolhaas, Content, Taschen, Cologne, 2004

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